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Tadā drashtuh svarūpé avasthānam

- Temps de lecture : 3 minutes

Tadā drashtuh svarūpé avasthānam
Alors se révèle notre Centre établi en lui-même*

Cet aphorisme décrit précisément ce qu’est l’état de yoga.

Dans le Sutra précédent, Patanjali nous disait que le Yoga était l’arrêt des perturbations du mental… alors nous pouvons laisser s’exprimer notre pleine conscience, notre intériorité, notre Soi.

Qu’est-ce que cela signifie ?

Il s’agit de cette part de nous qui ne peut pas se décrire. Avez-vous déjà expérimenté un moment dans votre vie où vous sentiez que vous aviez le geste juste, la parole juste ? Où vous sentiez que vous étiez aligné tête corps esprit ?

Là, vous ressentiez une plénitude complète, une joie sans objet. Vous vous sentiez, peut-être, comme relié à quelque chose d’impalpable et d’innommable, dans une grande paix..

Le Centre, Drashtar, a pour racine sanskrite dŗś (prononcer drish), qui signifie regarder, voir, percevoir observer.

Drashtar peut être décrit comme le principe de conscience, une énergie en nous, qui perçoit ce qui est : notre matérialité, notre psychisme ainsi que notre essence même.

Il est le témoin qui nous fait participer de l’Énergie Cosmique. D’un point de vue spirituel, c’est cet observateur silencieux qui nous connecte à …l’Amour.

Le capteur d’énergie pure.

Par exemple, notre mental ne dirige pas le fonctionnement de notre système digestif de façon consciente. Pourtant, notre organisme fonctionne et assure l’assimilation de la nourriture qui se transforme en énergie vitale pour nos cellules.
C’est une part de notre matérialité que nous ne percevons pas, et pourtant, cela se passe en nous. Drashtar est aussi cette énergie témoin de notre matérialité.

L’intérêt de calmer notre mental, c’est apaiser nos pensées polluantes qui nous empêchent de faire l’action juste. Nous déformons la réalité à partir de nos filtres et conditionnements et nous répondons à ce qui se présente à partir de nos croyances personnelles.

Notre intellect est utile quand il s’agit de faire appel à notre savoir technique et répondre à un besoin matériel.
Par exemple, quand je fais une recette de poulet au curry, ou quand je conduis ma voiture, je fais appel à mes apprentissages. Mon mental est alors très utile. Il ouvre la case correspondante dans mon cerveau pour mener à bien l’entreprise.

Là où ça commence à nous créer des soucis, c’est lorsque nos émotions, notre psychisme, prennent le contrôle. Alors la machine s’emballe. Nous risquons d’agir de manière inadaptée à la situation qui se présente.

C’est la fois où j’ai croisé dans une rue en sens interdit pour les voitures, mais accepté pour les cyclistes, un trottineur trottinant à contresens. J’ai croisé son regard de loin dans lequel j’ai lu : « toi tu vas me laisser passer et t’arrêter… » Allez savoir pourquoi, je ne me suis pas arrêtée. Je roulais à 20 ou 30 km/h, et son regard m’a incitée à ne pas le faire. Rien de grave ne s’est passé. J’ai juste accroché son guidon. Mais j’aurais pu le faire tomber et le blesser.

Alors, pourquoi n’ai-je pas écouté la petite voix intérieure qui me disait « arrête toi ! » ?

Un conditionnement, lié à la peur. J’ai croisé son regard, je l’ai interprété comme de la violence possible à recevoir et j’ai eu peur. Mes pensées erronées m’ont dicté un comportement inadapté.

Voilà typiquement une illusion, créée dans mon esprit, qui a généré un geste inapproprié.

Si je n’avais pas été sous l’emprise de l’émotion, j’aurais agit avec intelligence, dans la compréhension de ce qui était mieux pour moi et pour lui.

Quand nous sommes établis dans notre Centre, nous œuvrons avec clairvoyance.

 

Les questions que nous pouvons nous poser pour aller plus avant seraient :

  • Est-ce que l’état de yoga serait la clé pour me voir et m’accepter tel(le) que je suis ?
  • Puis-je accroitre cet état de claire conscience dans ma vie de tous les jours ?
  • Comment puis-je pratiquer pour améliorer cette attention et favoriser l’expression de mon intériorité ?

 

Une pratique simple pour porter l’attention au moment présent :

Debout, les jambes écartées de la largeur du bassin, pieds parallèles, mains jointes devant la poitrine (position de la prière).

  • Inspiration : levez les bras mains jointes au-dessus de la tête, suspension poumons pleins (gardez les épaules basses)
  • Expiration : laissez débuter l’expiration et enroulez-vous dans la flexion vers l’avant. (Fin d’expiration, la tête est en bas, les bras et la nuque sont relâchés.)
  • Inspiration / expiration dans la flexion. Laissez vos genoux se plier légèrement pour protéger les lombaires.
  • Inspiration : déroulez vertèbre après vertèbre, les épaules et la tête en dernier. (En cas de problème de mal de dos ou de lombaires, posez vos mains sur les genoux pour dérouler.)

Debout les bras le long du corps, accueillez une respiration complète ou deux. Puis reprenez pour vous l’enchaînement plusieurs fois.

Essayez de vous laisser porter par votre respiration. Le mouvement de la respiration débute, et le mouvement corporel suit tout le long de l’inspiration ou de l’expiration…

Cette pratique simple est bonne pour votre colonne vertébrale que vous mobilisez en douceur.

 

Bonne semaine à vous.

Isabelle ABBADIE-BAOUSSON

 

*Traduction Françoise MAZET – Yoga-Sutras Patanjali – Albin Michel – Spiritualités vivantes.

 

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