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Quand nos raisonnements sont la source de nos malheurs

- Temps de lecture : 3 minutes

Cette semaine, nous continuons notre découverte des yoga-sutras et nous abordons le premier mode de notre fonctionnement du psychisme qui entraîne notre souffrance.

I.7 Pratyaksha-anumāna-āgamah pramānāni.
Les raisonnements justes ont pour base la perception claire, la déduction, la référence aux textes sacrés*

Que représentent les raisonnements justes, pramānāni ? 

Pratyakasha est la perception directe issue de nos cinq sens. Anumāna est la déduction issue de l’analyse. Enfin, āgama représente la tradition, faisant référence, notamment aux textes sacrés. Alors, nous basant sur ces explications, en quoi notre perception, notre faculté d’analyse et la tradition seraient-elles « agent » de notre malheur ?

Je vais essayer de vous donner quelques exemples pour expliquer comment les raisonnements justes nous perturbent.

Concernant nos sens de perception, imaginez une bonne odeur de cuisine en rentrant chez vous, alors que vous avez votre fille de 20 ans à la maison. Vous sentez une bonne odeur de tarte aux pommes préparée avec amour, vous pressentez le plaisir que vous allez avoir à la déguster. Vous raisonnez dans votre tête, en vous disant que votre fille vous a gâté. Et là, elle vous annonce : « maman, je suis invitée chez mon amie Anouck ce soir, alors je nous ai préparé un dessert ». Quelle déception ! Vous découvrez que ce plaisir n’était qu’imaginaire, un doux rêve utopique.

Votre raisonnement, partant de votre expérience, était tout à fait juste. L’odeur était bien celle d’une tarte aux pommes ! Mais c’est la suite de l’histoire qui était moins agréable. La gâteau n’était pas pour vous !

Là, il s’agit d’un exemple plutôt rigolo.

Maintenant, portons le regard sur un sujet d’actualité : notre expérience depuis 2019, avec l’arrivée du COVID. Depuis plusieurs années, l’évolution de la santé, tout du moins en Occident ou dans les pays dits développés, a fait qu’il y avait moins de morts liés à des microbes et nous avions pris le parti de ne plus nous faire vacciner systématiquement. Nous avions l’habitude (tradition ou usage), de parler avec notre médecin de l’intérêt de faire certains rappels. Nous faisions vacciner nos enfants ou faisions nos rappels, en faisant ce choix personnel. Cela n’était pas remis en question. Alors, aujourd’hui, le pass vaccinal est vécu comme la privation de la liberté de choisir. Chacun s’appuie sur son propre raisonnement. Nous avons tous notre avis pour ou contre ! Partant de notre perception, nous faisons notre déduction selon notre logique et nos croyances forgées à partir de la tradition vaccinale depuis plusieurs années. Aujourd’hui, des personnes sont en conflit, les unes contre les autres, créant une sorte de révolution, parce que chacun veut dicter sa loi à l’autre.

Nous sommes typiquement au cœur d’un raisonnement juste, source de souffrance.

 

Cette semaine, pour essayer de prendre le recul nécessaire et se défaire de nos conditionnements, vous trouverez l’union de mes deux pratiques.

Côté coaching :

  • Comment la société dans laquelle je vis conditionne mes pensées ?
  • Personnellement, quel fonctionnement je choisis d’adopter face à des situations qui se présentent ?
    • Je fais une analyse rationnelle pour comprendre avant de faire un choix ?
    • J’ai plutôt tendance à m’appuyer sur mon expérience passée ?
    • Je préfère faire confiance à ce qui m’est proposé par quelqu’un d’autre ?
  • Le raisonnement juste, la règle, qui répondait à un besoin dans un moment précis dans le passé, sont-ils adaptés à la situation présente aujourd’hui ?

Côté yoga : la respiration alternée, Nadi Shodhana.

La colonne alignée du bassin à la nuque. Assis sur un zafu (coussin de yoga) pour être confortable, soit les jambes repliées, soit à califourchon sur le coussin. Ou encore, vous pouvez utiliser un banc de méditation. Le principal est d’être assis confortablement, sans tension.

Nadi Shodhana est un pranayama.

Posez le pouce droit contre la narine droite, l’index et le majeur entre les sourcils sans appuyer. Posez l’annulaire contre la narine gauche.

  • Inspirez profondément des deux narines, puis expirez doucement en libérant vos deux narines.
  • Bouchez la narine droite et inspirez doucement par la gauche. 
  • Bouchez la narine de gauche et expirez doucement par celle de droite.
  • Inspirer doucement avec la narine droite.
  • Bouchez la narine droite et expirez doucement de la gauche.

Vous venez de faire un cycle.

Faites plusieurs cycles (une dizaine) et terminez par plusieurs respirations des deux narines.

Mettez de la douceur (ahimsa, non-violence) : les respirations sont profondes, longues, lentes et silencieuses, sans forcer.

 

Bonne semaine à vous.

Isabelle ABBADIE-BAOUSSON

 

*Traduction Françoise MAZET – Yoga-Sutras Patanjali – Albin Michel – Spiritualités vivantes.

 

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