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L’Intelligence Artificielle et l’Humain

Linkedin 23 juin 2020

Je viens de terminer la lecture du livre Apprendre Demain, Quand intelligence artificielle et neurosciences révolutionnent l’apprentissage, co-écrit par Alexia AUDEVART et Magaly ALONZO.

J’ai vraiment apprécié l’approche de ce livre qui explique ce qu’est l’Intelligence Artificielle (IA), en faisant la comparaison entre l’intelligence de la machine et l’intelligence de l’homme. L’humain est bien au centre de la démarche : de la conception de l’IA à son utilisation.

Les auteures y décrivent la machine au service de l’humain, dans des activités que celui-ci ne peut pas encore faire telles qu’aller sur Mars (alors que dès 1997 un premier robot Sojourner se posait sur la planète, puis plus récemment, Curiosity, en 2012 et un des derniers, Insight, en novembre 2018), mais aussi dans des domaines aussi variés que la médecine de précision, et plus proche de nous, les ordinateurs semblables à celui sur lequel j’écris ce billet.

On y découvre comment la machine « apprend » et utilise les données enregistrées dans sa mémoire pour évoluer dans cet apprentissage. Elles nous renseignent aussi comment nous, humains, emmagasinons et assimilons l’information dans notre cerveau. Les explications sont claires et les recherches étoffées.

Cette lecture m’a amenée à me questionner sur l’éthique quant à l’utilisation de la machine dans notre vie. La question est bien posée dans ce livre, en dernière partie.

En ces moments de crise, nous avons vu combien il était intéressant de pouvoir travailler à distance, en télétravail. L’éthique, dont l’étymologie (ethikos en grec) signifie « morale », vient toucher des valeurs en nous, du style, quelle place souhaitons-nous laisser à la machine dans nos vies ?

L’épisode « COVID 19 » que nous traversons est un formidable exemple de la sur-sollicitation informatique que nous avons créée. Durant la période de confinement, nous avons été nombreux à utiliser les différents réseaux sociaux jusqu’à ne plus avoir le temps de penser. Nous avons perdu conscience, nous abrutissant, pour certains d’entre nous, dans des envois de blagues et autres infos pour se rassurer et faire passer le temps. Au lieu de nous réconforter, cette surabondance d’informations pouvait générer encore plus de PEUR.

Et puis, au bout d’un certain temps, certains ont apprécié ce moment de pause que la situation nous a imposé. Nous avons appris à nous arrêter. Nous avons même cessé de regarder et de surconsommer les réseaux sociaux. Nous avons apprécié le silence. Nous nous sommes déconnectés pour aller vers une utilisation réfléchie, utile.

Nous avons dû fléchir, pour ralentir, puis réfléchir…

En même temps, certains d’entre nous refusaient l’utilisation de l’informatique et des réseaux sociaux. Mais combien aussi, ont apprécié ces mêmes réseaux pour garder le contact avec leur famille éloignée, parfois isolée lors de cet épisode de crise ?

Aujourd’hui, des entreprises développent davantage d’automatisation telle que la domotique qui permet d’allumer le chauffage à distance grâce à un téléphone portable, par exemple. Nombreuses sont les personnes qui passent des heures à jouer sur leurs tablettes ou leurs smartphones. La machine prend de plus en plus de place dans notre vie. Pensez-vous que si tout disparaissait du jour au lendemain, nous serions satisfaits ?

J’imagine que nous sommes tous d’accord sur ce point : NON !

Je m’interroge donc : quelle est la vraie question quand on parle de machine et d’éthique ?

À partir du moment où j’ai commencé à utiliser un ordinateur, une tablette, ne me suis-je pas créé une dépendance à cet outil ? Ne me suis-je pas « asservie » à son utilisation ?

En tant que coach et enseignante de yoga, l’humain est au cœur de ma pensée, j’essaie de le mettre au cœur de mes actions.

L’être humain est responsable et reste libre de choisir l’utilisation ou non de la machine. Quel emploi je veux en faire ? Machine-outil ou machine-addiction ?

  • Est-ce que je veux être ultra-connectée et posséder toutes les dernières technologies existantes ? Ou est-ce que je préfère continuer à faire certaines actions par moi-même ? Du type allumer la lumière ?
  • Est-ce que je choisis la marche derrière un écran qui affiche un sentier, avec pour tout bâton de marche une manette à la main ? Ou est-ce que je décide de randonner dans la nature, pour être à son contact et à l’écoute de mes sensations ? Voir les sommets de la forêt, sentir le parfum des sous-bois, entendre le chant des oiseaux, manger des mûres, cueillir des fleurs,… ?

Il s’agit donc d’un libre choix personnel et individuel.

La question de l’éthique se pose dès aujourd’hui dans la possibilité de choisir quand nous utilisons la machine ou pas ?

Dans un premier temps posons-nous cette question à notre niveau individuel : quelle déconnexion nous octroyons-nous ?

Dans un second temps, la question porte sur l’éthique en entreprise. En tant que client, puis-je commander en ligne ou suis-je obligé(e) de commander en ligne ? M’oblige-t-on à utiliser l’informatique ou un autre choix, plus humain, m’est-il offert ?

Cette dernière perspective interroge sur la part humaine de, et dans, l’entreprise ainsi que sur son organisation. Il s’agit là d’un tout autre paradigme… où, tant que le choix nous est laissé, la question peut rester en suspens.

À nous de rester humainement vigilants !

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