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Pour atteindre l’état de plénitude qu’est le yoga, la pratique intense se veut soutenue dans la durée

- Temps de lecture : 3 minutes

Dans le sutra I.12, Patanjali nous a montré la voie pour calmer le mental : une pratique persévérante dans un esprit de lâcher-prise. Dans le sutra suivant, il nous décrit ce qu’est la pratique intense.

 

I.13 Tatra sthitau yatno’bhyāsah.
« Dans ce cas, cette pratique intense est un effort énergique pour s’établir en soi-même »*.

 

Pratiquer intensément (abhyāsa-la pratique intense), ce n’est pas pratiquer en force. Ce n’est pas réaliser des postures acrobatiques difficiles à exécuter.
C’est pratiquer dans la régularité, dans le temps.

L’effort énergique (yatna) est la puissance accordée par la régularité.

Le résultat qui en découle, est une stabilité (sthitau) dans notre intériorité qui apporte le silence de nos pensées.

La pratique intense n’est pas un effort physique, mais bien notre engagement dans la régularité vers un but final.

Parfois, quand je guide mes séances, je peux dire « si des pensées surgissent, regardez-les et laissez-les aller ».
Depuis maintenant 18 ans que je pratique, je me suis rendue compte que pendant longtemps, quand je voyais les pensées arriver, je ne les regardais pas, mais je les refoulais, persuadée de les laisser aller…
En réalité, je focalisais mon attention vers le souffle, obstruant le flot des pensées. Du coup, j’entravais leur circulation, générant des blocages inconscients. J’opposais une force contraire, au lieu d’ouvrir et de laisser aller. Je bloquais la circulation de l’énergie.

En résultaient des effets perturbateurs :

  • Je me trouvais souvent en apnée, sans m’en rendre compte.
  • Je créais des tensions musculaires sources de douleurs.
  • Enfin, les pensées ne s’éloignaient pas et restaient coincées dans ma tête, revenant m’assaillir pendant de longues pratiques.

Dans notre vie quotidienne, la pratique intense nous amène à revoir nos modes de fonctionnement. La stabilité intensifie notre vigilance dans nos interactions avec notre environnement. Nos habitudes changent, dans nos activités, au niveau de notre consommation, mais aussi dans nos relations aux autres, à la nature, à notre planète.

Notre présence à la vie et notre capacité à prendre soin de soi nous rendent heureux.

 

Cette semaine, pour guider votre réflexion :

 

Côté coaching :

  • Comment la stabilité intérieure me permet de rester calme et en paix
    dans ma vie quotidienne ?
  • Quel(s) effort(s) je dois faire pour maintenir la sérénité, gage de stabilité émotionnelle ?
  • Comment installer cette stabilité dans mon esprit ?
  • Comment protéger la fraîcheur de l’action tout en maintenant la vigilance ?
  • Comment éviter l’austérité ?
  • En quoi cette stabilité intérieure m’aide dans ma vie quotidienne ?
  • Comment cette stabilité intérieure me permet d’accepter les imprévus
    dans ma vie ?

 

Côté yoga : Adhomukha śvānāsana, Le chient tête en bas

Cette posture permet de s’ancrer avec les mains et les pieds tout en étirant la colonne vers le ciel.
Elle ouvre la cage thoracique et dynamise le corps.
La colonne vertébrale est tonifiée et les muscles arrières, dos bras, jambes et cuisses sont renforcés.

Un Temps pour Soi dans votre journée.

  • A quatre pattes, les mains posés dans le prolongement des épaules, les doigts écartés.
  • Inspirez en déroulant le dos, en partant du bas du dos.
  • Fin d’inspiration, crochetez les orteils dans le tapis.
  • Expiration : poussez dans vos mains, décollez les genoux en maintenant le contact des cuisses avec le ventre.
  • Inspiration : poussez dans les bras pour étirer le dos et dépliez les jambes pour les tendre au maximum.
  • La posture est tenue avec l’attention portée des doigts au bas du dos à l’inspiration et du bas du dos sur l’arrière des jambes à l’expiration.
  • Puis inversez des talons au haut des cuisses à l’inspiration et du bas du dos au bout des doigts à l’expiration.
  • Enfin restez avec le regard porté dans la poitrine qui s’ouvre et la respiration au niveau du cœur.
  • Pour en sortir passez dans la position assise fesses aux talons, les bras allongés devant vous dans la posture du disciple, front sur le sol.
  • Pour vous redresser : ramenez les mains près des genoux, passez assis sur les talons en déroulant vertèbre après vertèbre.
  • Pour se redresser, passez dans la posture accroupie, puis tendez les jambes, dans la flexion, avant de dérouler vertèbre après vertèbre pour vous retrouver dans la posture debout.
  • On peut aussi, prendre un temps de pose, en se tournant délicatement sur le dos dans shavasana.

 

Bonne semaine à vous.

Isabelle ABBADIE-BAOUSSON

 

*Traduction Françoise MAZET – Yoga-Sutras Patanjali – Albin Michel – Spiritualités vivantes.

 

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Image par z75217 de Pixabay

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